28 janvier 1732 : Maupertuis (Paris) écrit à Jean I Bernoulli :
[Je] parleray a M. Clairaut [de la rectification des épicycloïdes sphériques] [C. 5] qui a en verité beaucoup de talent pour la geometrie et qui à ce que j'espere la remettra un jour en vigueur dans l'Acad[ém]ie Je vous seray infiniment obligé de m'envoyer ce que vous avés fait sur cela (UB Basel, L I a 662).
Maupertuis répond à la lettre de Jean I du 30 décembre 1731. Jean I répondra à Maupertuis le 13 avril 1732. Joseph Bertrand : Les mathématiciens devenaient rares, même à l'Académie, et tout l'usage des nouvelles méthodes était pour les compatriotes de leurs créateurs. Sans grand succès comme sans grand talent, Camus, Nicole et Lagny apportaient de temps à autre à l'Académie quelques faciles problèmes de géométrie ou d'algèbre, et si les frères Bernoulli n'avaient répondu par plusieurs pièces excellentes et singulières à l'honneur d'avoir été inscrits les premiers sur la liste des membres étrangers, la collection des mémoires antérieure à l'élection de Clairaut mériterait à peine une mention dans l'histoire des mathématiques (Bertrand 69, pp. 254-255).
UB Basel : Öffentliche Bibliothek der Universität Basel, Basel.
Référence
Bertrand (Joseph), L'Académie des sciences et les académiciens de 1666 à 1793, Paris, 1869 [13 mai 1713 (1)] [Sans date (20)] [Plus].
Courcelle (Olivier), « 28 janvier 1732 : Maupertuis (Paris) écrit à Jean I Bernoulli », Chronologie de la vie de Clairaut (1713-1765) [En ligne], http://www.clairaut.com/n28janvier1732.html [Notice publiée le 1 juillet 2007].
Les mathématiciens devenaient rares, même à l'Académie, et tout l'usage des nouvelles méthodes était pour les compatriotes de leurs créateurs. Sans grand succès comme sans grand talent, Camus, Nicole et Lagny apportaient de temps à autre à l'Académie quelques faciles problèmes de géométrie ou d'algèbre, et si les frères Bernoulli n'avaient répondu par plusieurs pièces excellentes et singulières à l'honneur d'avoir été inscrits les premiers sur la liste des membres étrangers, la collection des mémoires antérieure à l'élection de Clairaut mériterait à peine une mention dans l'histoire des mathématiques (Bertrand 69, pp. 254-255).