Alexis Clairaut (1713-1765)

Chronologie de la vie de Clairaut (1713-1765)


25 février 1733 (1)
M[onsieu]r Clairaut a commencé a lire la resolution d'un probléme qui luy a été proposé par M[onsieu]r Bernoully (PV 1733, f. 39r).

Gallica

Il y a deux candidats pour ce mémoire : « Sur quelques questions de maximis et minimis », HARS 1733 (1735), Mém., pp. 186-194, alias C. 8, et « Des épicycloïdes sphériques », HARS 1732 (1735), Mém., pp. 289-294, alias C. 5.

Selon René Taton, il s'agirait de C. 8 dont la lecture se poursuivrait le 28 février et le 7 mars (cf. 28 février 1733 (1), 7 mars 1733 (1)), celle de C. 5 débutant le 7 mars et s'achevant le 28 mars (cf. 7 mars 1733 (1), 28 mars 1733 (2) (Taton 76).

Il pourrait également s'agir de C. 5, dont la lecture se poursuivrait les 28 février, 7 et 28 mars (cf. 28 février 1733 (1), 7 mars 1733 (1), 28 mars 1733 (2)). Dans ce cas, C. 8 pourrait avoir été lu le 17 juin (cf. 17 juin 1733 (1)).

Le sujet de C. 8 avait été proposé par Jean I Bernoulli dans une lettre à Cramer du 1 septembre 1731 (cf. 1 septembre 1731 (1)), dont un extrait est transmis à Clairaut vers le 16 octobre (cf. [c. 16 octobre 1731]). Jean I Bernoulli prend des nouvelles du problème auprès de Cramer le 5 décembre (cf. 5 décembre 1731 (2)), puis, ce dernier n'ayant rien de particulier à signaler le 10 avril 1732 (cf. 10 avril 1732 (1)), le 30 mai 1732 (cf. 30 mai 1732 (1)). Par une lettre de Maupertuis, Jean I Bernoulli est informé que Clairaut à résolu le problème (cf. 9 octobre 1732 (1)), dont Clairaut lui envoie directement une solution le 1 octobre (cf. 1 octobre 1732 (1)). Les commentaires de Jean I Bernoulli (cf. 2 novembre 1732 (2)) entraînent l'envoi d'une seconde version, avec une lettre datée des 29 novembre 1732 et 6 janvier 1733 (cf. 29 novembre 1732 (1), 6 janvier 1733 (1)), déclenchant à nouveau des remarques de Jean I Bernoulli (cf. 31 janvier 1733 (2)).

Le sujet de C. 5 avait été proposé à Clairaut par Jean I Bernoulli via Cramer le 5 décembre 1731 (cf. 5 décembre 1731 (2)), et le 30 via Maupertuis (cf. 30 décembre 1731 (1)) qui en donne des nouvelles les 28 janvier, 10 mars 1732, 24 septembre 1732 et 17 février 1734 (cf. 28 janvier 1732 (1), 10 mars 1732 (1), 24 septembre 1732 (1), 9 octobre 1732 (1), 17 février 1734 (1)).

Clairaut envoie sa solution à Jean I Bernoulli le 1 octobre 1732 (cf. 1 octobre 1732 (1)), qui la trouve très élégante (cf. 2 novembre 1732 (2)), ce dont le remercie Clairaut dans sa lettre datée des 29 novembre 1732 et 6 janvier 1733 (cf. 29 novembre 1732 (1), 6 janvier 1733 (1)).

C. 5 est mentionné dans le Journal des sçavans, mai 1736, p. 272, et C. 8 dans le Journal des sçavans, mai 1737, p. 295.

Clairaut évoque C. 8 dans sa correspondance avec Euler (cf. 12 avril 1741 (2)).

Cramer se souvient de C. 8 le 10 janvier 1744 (cf 10 janvier 1744 (1)).

D'Alembert dans l'article « Épicycloïde » de l'Encyclopédie :
Le volume de 1732 de la même Académie renferme plusieurs écrits de MM. Bernoulli, de Maupertuis, Nicole, et Clairaut, sur une autre espèce d'épicycloïdes appelées épicycloïdes sphériques. Ces épicycloïdes sont encore engendrées par le point de la circonférence d'un cercle qui roule sur un autre cercle ; mais avec cette différence que dans les épicycloïdes ordinaires le cercle roulant est dans le même plan que le cercle sur lequel il roule ; au lieu que dans celle-ci le plan du cercle roulant fait un angle constant avec le plan de l'autre cercle. Les épicycloïdes sphériques ont plusieurs belles propriétés que l'on peut voir dans les mémoires dont nous venons de parler, et dont le détail serait au-dessus de la portée du plus grand nombre de nos lecteurs (Alembert 55c).

Bossut :
Ce même volume [HARS 1732] contient encore deux écrits intéressants sur la rectification des épicycloïdes sphériques : l'un est de Nicole […] ; l'autre est de Clairaut, très jeune alors et déjà néanmoins compté au nombre des grands géomètres, par ses Recherches sur les courbes à double courbure [C. 1], qu'il publia à l'âge de seize ans (Bossut 10, p. 112).

C. 5 est étudié dans (Delcourt 07, p. 39).
Abréviations
Références
  • Alembert (Jean Le Rond, dit d'), « Épicycloïde », Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, D. Diderot, J. Le Rond d'Alembert, éds, 28 vol., 1751-1772, vol. 5, 1755, pp. 786-787 [Télécharger].
  • Bossut (Charles, abbé), Histoire générale des mathématiques, depuis leur origine jusqu'à l'année 1808, vol. 2, Paris, 1810 [Télécharger] [16 juillet 1729 (1)] [Plus].
  • Delcourt (Jean), Analyse et géométrie : les courbes gauches de Clairaut à Serret et Frenet, Thèse de doctorat de l'Université Pierre et Marie Curie, 2007 [16 juillet 1729 (1)].
  • Taton (René), « Inventaire chronologique de l'œuvre d'Alexis-Claude Clairaut (1713- 1765) », Revue d'histoire des sciences, 29 (1976) 97-122 [Télécharger] [13 avril 1726 (1)] [16 juillet 1729 (1)] [Plus].
Courcelle (Olivier), « 25 février 1733 (1) », Chronologie de la vie de Clairaut (1713-1765) [En ligne], http://www.clairaut.com/n25fevrier1733po1pf.html [Notice publiée le 5 août 2007, mise à jour le 9 mai 2013].